Globalisation

jeudi, septembre 1, 2005 Laisser un commentaire Go to comments

Jamais les peuples de la planète n’ont été aussi interdépendants. Certes depuis toujours, les conquêtes, les migrations, les voies commerciales ont eu une influence notable sur l’évolution des civilisations humaines, mais il fallait du temps au temps, et même si l’homme, depuis qu’il marche a fait sur ses deux pieds de considérables distances, jamais il n’avait réussi à abolir la distance et le temps. Et bien, c’est fait et il faut bien s’y habituer. Jules Verne et son tour de la terre en 90 jours est laissé sur place. Nous sommes à quelques heures de Pékin ou de Washington, à une encablure de Moscou, à une portée de pierre d’Istanbul, on saute la Méditerranée à cloche-pied, les flux financiers se déplacent, eux instantanément, et l’on peut produire où l’on souhaite la plupart des produits de grande consommation ; quant aux virus et ma-ladies diverses, grippe aviaire et autres vaches folles, d’un claquement de doigt, elles arrivent ! Il y a de quoi déboussoler les plus solides.

Pendant des siècles, les peuples étaient un peu comme des moules sur leur rocher, et voilà qu’on les jette au vent du grand large sans précaution, sans les prévenir, et sans même évaluer les conséquences de cette nouvelle et imprévisible situation !

La Chine a besoin d’énergie, et voilà que le prix du fuel se met à grimper chez le pompiste de Saintes ou de Chaniers. Israël et la Palestine règlent leurs comptes et l’on entend des bruits de botte jusqu’en Iran, puis c’est New York, Madrid et Londres qui sautent au gré des querelles américaines avec le monde arabe, qui sont d’ailleurs des querelles pétrolières. L’immédiateté de l’intrusion de situation lointaine dans la vie quotidienne est évidemment porteuse d’angoisse puisque l’on ne peut agir ni sur la raison, ni sur la cause. Or cette intrusion est quotidienne. Là où l’on avait un métier, un travail pour la vie, on peut se retrouver demain complètement démuni, et sans recours, le pouvoir de chaque Etat-Nation ne dépassant guère ses frontières. Plus le marché est vaste, plus il est incontrôlable et imprévisible. L’Union Européenne limite les importations de textile chinois, et l’on entend aussitôt les commerçants dire qu’on n’aura pas de chandail cet hiver, parce que nous n’en fabriquons plus ! Le temps politique semble toujours en décalage avec la réalité du marché, si bien que le pouvoir démocratique cesse d’être le recours de justice et de modération que l’on attend de lui ; les élus, sauf ceux d’extrême proximité, sont largement déconsidérés, et l’on se met à attendre des miracles tirés de vieilles recettes assez angoissantes.

Il faut donc prendre du recul et de la hauteur. Le temps est passé où l’on versait une larme et une obole pour les pays en voie de développement comme on disait. Ces peuples ont décidé de se développer et ils le font vite. C’est cette révolution qui nous étreint. Nous en étions à réfléchir à la fin du travail, et au temps des loisirs. Voilà que cette concurrence nouvelle nous tombe sur le dos. Les talents sont ailleurs ; les talents sont partout. Le vaste monde les accueille.

Une société moderne, c’est celle qui soigne ses talents, qui les protège, qui les conserve, qui leur permet de créer et d’assurer à tous les retombées de leurs créations. Il faut mettre fin aux sociétés jalouses, envieuses, stupidement égalitaires, aux hiérarchies qui n’ont plus de sens, aux réglementations héritées du passé. Il faut ouvrir les fenêtres au vent du large, puisqu’on ne peut plus les tenir fermées de crainte de disparaître. Il faut faire taire définitivement les querelles religieuses qui ne sont plus que l’expression de la frustration d’âmes obscures, être tolérant de la foi des autres, mais être intolérant à l’intolérance.

La planète appartient, indivisément à tous les peuples qui se sont rendus désormais solidaires pour le meilleur et pour le pire. Nous devons nous habituer et surtout adapter à cette situation la vision et le langage politique. Ce n’est pas aussi commode que ça.


Xavier de Roux

Vous pouvez réagir à cet éditorial en écrivant à l’adresse électronique suivante: contact@xavierderoux.net

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  1. Peterlind
    mercredi, janvier 17, 2007 à 13 h 16 min

    Pour que la raison prévale sur
    la démagogie et le politiquement correct

    La question étant : Pouvons-nous marcher tous dans le même sens ?
    La réponse est bien évidemment : non.

    Chaque français a une bonne raison de penser différemment de son voisin.
    C’est ça la démocratie…..et c’est bien ainsi.

    Mais pour que cela soit productif, il faudrait avant de prendre parti, que nous soyons certains que nos élus ou présidentiables oeuvrent avant tout, pour l’intérêt de la France dans le plus total désintéressement.
    Comment pouvons-nous y croire et leur faire confiance ? Quand nous sommes victimes de la manipulation des uns, de la soif de pouvoir et de l’ambition des autres.

    C’est tellement enivrant la toute puissance, quand il y a tellement d’avantages en jeu, salaires de Président ou de Premier ministre à vie, chauffeur à vie et sans parler des affaires. Pour tout cela, ils sont prêts nos chers politiciens à nous charmer et nous faire croire qu’il n’y a qu’eux pour redresser le pays, allant jusqu’à, oublier qu’ils ont déjà pour la plupart été au pouvoir et que rien n’avait véritablement changé sous leur règne. Une fois mis hors jeu, leur seule idée, c’est de reconquérir leur poste perdu en prônant l’alternance, même si le gouvernement en place est sur le point de redresser la barre.
    On est toujours contre les idées de la droite quand on est à gauche
    Et on est contre la gauche quant on est à droite.
    C’est comme ça que l’on détruit un pays en l’endettant un peu plus à chaque fois.
    On nous endoctrine, on nous conditionne, on nous canalise, on nous fait croire qu’il est de bon ton d’être de gauche pour faire parti des branchés et de l’intelligentsia et surtout le cœur….Oui, c’est ça, le cœur. Il faut avoir du cœur, défendre les plus démunis, alors, pour cela, il n’y a que la gauche.
    On va jusqu’à brader la France pour avoir des voix, on accepte n’importe quoi, même l’impossible pour se donner bonne conscience.

    Une fois sa carte du parti en main, on peut enfin dormir tranquille, on vous pardonnera de gagner plus que les autres, puisque vous faites désormais parti des politiquement corrects.

    Et puis il y a les médias, les trois quarts sont de gauche, il a bien bétonné le tonton Mitterrand, ça aide les médias, quant on est de gauche.
    C’est vrai que tous ces animateurs de télé, producteurs et autres, ont du mal à faire accepter leur faramineux salaire, alors il faut bien être de gauche pour faire passer la pilule.

    La réalité est malheureusement tout autre et si différente. Quand on creuse un peu, il est affligeant de constater la vérité et les intérêts qui sont en jeu.

    Je ne peux et ne veux citer personne, mais croyez moi sur parole, je connais bon nombre de gens de gauche parmi les plus connus possédant hôtel particulier, immeuble, maison à la campagne et allant jusqu’à posséder une Ile (ils se reconnaîtront). Je suis heureux pour eux, bravo je les félicite car ils l’ont sûrement gagné, mais alors qu’ils ne revendiquent pas la générosité au nom du socialisme, alors qu’il n’y a pas plus bourgeois qu’eux. Je vous en conjure, arrêtons d’être naïfs en imaginant que nos hommes politiques, nos personnalités de gauche sont des modèles de vertus et d’abnégation. Il n’y a pas plus capitalistes et bourgeois qu’eux.
    Oui la gauche caviar existe et ça serait bien qu’ils le reconnaissent.
    Etre ambitieux et aimer l’argent, ce n’est pas une honte, quand c’est le fruit et l’aboutissement de votre intelligence, de vos capacités intellectuelles, de votre travail et surtout de votre probité.
    Mais c’est condamnable, quant on en a honte et que l’on se cache afin de ne pas choquer les plus démunis, il faut paraître comme eux. C’est d’autant plus lamentable que l’on se dit de gauche au grand cœur et que l’on utilise les pauvres et la naïveté des gens simples pour se créer une fortune sur leur dos, alors oui je suis révolté.
    Il ne fait pas bon de réussir en France, car c’est immédiatement synonyme d’exploitation, certes, il y a des abus et des PDG condamnables, notamment ceux qui conduisent les sociétés à la faillite et qui partent malgré tout avec un parachute bien confortable.

    Français, Françaises, futur électeurs, posez-vous la question, que deviendrait demain une France, sans chefs d’entreprise, sans capitalistes, sans les grandes fortunes, sans pouvoir d’achat ?

    Ne pensez-vous pas qu’il serait préférable de reconnaître qu’un pays a besoin de cet argent frais (peut-être honteusement dépensé au regard de certaines personnes), mais indispensable à l’économie et au bon fonctionnement d’un pays.

    Plus il y aura de personnes riches qui viendront dépenser leur fortune en achat de toute sorte, plus il y aura des commerces, des entreprises pour les contenter. Autant d’emplois en plus, engendrant une réduction du chômage.

    Prenons pour exemple à petite échelle, la principauté de Monaco. L’impôt elle ne connaît pas, résultat toutes les grandes fortunes du monde sont là. La pauvreté n’existe pas et chacun y trouve sont compte. Certains détracteurs diront que ç’est un paradis fiscale, je leur répondrai, oui certainement et alors ! N’était-il pas préférable (hors mis l’argent sale pour lequel il faut lutter) un pays avec les caisses bien remplies, qu’un pays endetté de plusieurs milliards d’euros ?

    J’ai pour habitude de dire : « On fera toujours d’un communiste un capitaliste, mais l’on ne fera jamais d’un capitaliste un communiste »

    Car, donnons la possibilité à une personne pauvre de s’enrichir et on la verra immédiatement prôner un autre dialogue, sa vision et son confort de vie prenant une toute autre dimension.

    Tous les pays de l’est, anciennement sous le Joug du communisme, se tournent vers le capitalisme. (Dans un autre Blog, je parlerai des abus du capitalisme, qu’il faut absolument condamner et pénaliser sévèrement).

    Nous allons faire partie des pays les plus endettés d’Europe, si nous continuons à nous voiler la face et à refuser l’évidence par bêtise et par démagogie, alors que nous avons une fabuleuse capacité à réussir, pour peu que nous changions nos mentalités rétrogrades en inéquations avec le terrible enjeu que représente le mondialisme.
    – Arrêtons d’être mesquin et jaloux de son voisin.
    – Arrêtons d’être assisté et de toujours demander plus d’avantages aux autres, si l’on peut l’obtenir soi-même avec un peu de courage.

    Mitterrand était le Tonton protecteur (enfin c’est ce qu’il a voulu laisser croire, en s’en mettant personnellement plein la poche).

    Maintenant, nous avons notre Ségolène Royale qui joue «Sainte Jeanne d’Arc » mère protectrice des Français par sa candeur et sa juvénilité.
    Mais surtout, si stupide, qu’elle en est arrivée à faire l’éloge de la justice en Chine au détriment de celle de son pays.
    Bien évidemment, en bon analyste que je suis, j’ai bien compris qu’elle voulait dire que la justice en Chine était plus rapide à rendre la justice que nos propres tribunaux, seulement elle a omis de dire que c’était la plus expéditive aussi, avec ses milliers de condamnation a morts.
    Est-ce vraiment la Présidente qu’il nous faut pour la France. Je vous laisse seul juge.

    Non, de toute évidence, elle ne fait pas le poids. Ce n’est pas un joli minois ou une gravure de mode tout sourire qu’il faut à la France, mais bien un Président sachant porter les valeurs de notre pays. Nous vivons dans une aire extrêmement dangereuse. Nous sommes menacé de toutes parts.

    Alors, réagissons, il n’est pas trop tard, donnons une chance à notre pays en mettant à sa tête un véritable Président qui saura être innovant et réformateur, mais également ambitieux pour la France et non pour lui-même.
    Je ne suis pas le porte parole de Nicolas Sarkozy, mais je pense en toute âme et conscience que c’est le seul qui puisse apporter un renouveau à la politique. A nous de lui demander des garanties sur son programme, afin qu’il soit bien mis en pratique.

    Mon prochain Blog, ce qu’il faut faire avant toute chose.

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